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Bienvenue  sur le réchauffement climatique.

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  Les dirigeants des pays développés doivent tenir compte d'une opinion publique de plus en plus informée et inquiète du changement climatique, hier encore sujet de débat au sein d'un cercle limité de spécialistes. Alors que leur président a rejeté le protocole de Kyoto en 2001, les Américains ne doutent plus de la réalité du réchauffement de la planète : 74% sont plus convaincus aujourd'hui de la réalité du réchauffement de la planète qu'il y a deux ans, selon une enquête.

   L'Australie et les Etats-Unis (premier pollueur mondial avec un quart des émissions de gaz à effet de serre) sont les seuls pays développés à avoir refusé de ratifier le protocole de Kyoto.

   Mais le 1er ministre australien John Howard fait l'objet de pressions accrues de la part de son opinion publique, au moment où l'Australie, le continent déjà le plus sec au monde, est confrontée à la pire sécheresse de son histoire. Aux Etats-Unis, plusieurs Etats, comme la Californie sous l'impulsion de son gouverneur républicain, Arnold Schwarzenegger, se sont engagés à réduire les émissions de gaz à effet de serre, prenant le contre-pied du président George W. Bush.


   Pour que le protocole de Kyoto entre en vigueur, il fallait :

     
- Qu’au moins 55 pays ratifient le traité (condition atteinte le 23 mai 2002 avec la ratification par l’Islande)      
        - Que tous les pays l’ayant ratifié émettent au total au moins 55 % des émissions de CO2 de 1990 (condition atteinte le 18 novembre 2004 avec la ratification par la Russie)
      - 90 jours après la ratification du dernier pays nécessaire au quorum validant le traité, pour son application nationale dans chaque pays signataire. L’entrée en vigueur pour les pays ayant ratifié le protocole au 18 novembre est intervenue le 16 fevrier 2005.

   - En France, l’entrée en vigueur s’est traduite par le décret n°2005-295 du 22 mars 2005, permettant la mise en œuvre des modalités de fonctionnement au niveau de l'Union Europeene, ardente défenseuse du protocole.

   - L’accord, bien que théoriquement en vigueur depuis le 16 février, n’est réellement entré en action au niveau mondial que le 30 novembre 2005 après l’adoption formelle de ses premières modalités de fonctionnement, lors de la Conférence de l'ONU sur les changements climatiques se déroulant à Montreal.

   - Au Canada le gouvernement conservateur a déclaré préférer la voie du groupe mené par les États-Unis car le très important secteur des sables bitumineux en Alberta, qui déjà représente 30% des émissions du pays, est trop profitable.