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Bienvenue
sur le réchauffement climatique.
Seb
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LES
CERTITUDES
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Le réchauffement climatique, observé depuis les années 1970, est
impossible à expliquer par les seules causes naturelles (activité
volcanique ou variations du rayonnement solaire) sans intégrer
l'augmentation des émissions de gaz à effet de serre provenant de la
combustion des énergies fossiles (pétrole, gaz, charbon) depuis le
début de l'ère industrielle.
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Les gaz à effet de serre qui conservent une partie du rayonnement
solaire, et rendent la planète confortable à vivre, évoluent depuis
deux siècles à une vitesse jamais enregistrée depuis 20.000 ans. La
concentration dans l'atmosphère du principal d'entre eux, le dioxyde de
carbone (CO2), est inégalée en 400.000 ans et s'établit à 380 parties
par million, contre 280 ppm avant 1750.
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Depuis 1900, la température moyenne de la Terre a augmenté de 0,8°C,
dont un demi-degré depuis les années 70; le réchauffement est plus
rapide aux pôles et pourrait atteindre des valeurs 2 à 3 fois
supérieures au pôle nord. Le niveau des océans s'est élevé de 10 à 20
cm au cours du XXe siècle.
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La couverture neigeuse diminue; le Groenland et 90% des glaciers
rétrécissent; l'étendue des glaces de mer décroît (-15% à - 20% en
Arctique); l'océan se réchauffe en surface, le permafrost (ou
pergélisol, sols gelés en permanence en Sibérie, ou au Canada) fond :
pour la plupart des scientifiques, ce sont autant de signes visibles du
changement climatique.
LES
INCERTITUDES
Passés certains seuils de réchauffement, des effets d'amplification
peuvent se mettre en marche et accroître de façon imprévisible la
hausse des températures. Parmi eux :
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Les océans, en se réchauffant sous l'effet de la hausse de température
de l'atmosphère émettraient davantage de vapeur d'eau (un gaz à effet
de serre) et au lieu de capter le CO2 pourraient relâcher du gaz
carbonique.
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Les courants profonds de l'Atlantique nord ont déjà subi des
ralentissements. Le Gulf Stream qui tempère les côtes européennes
pourrait se ralentir, voire s'arrêter.
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Les sols gelés ou enneigés (blancs) qui renvoient les rayons solaires
vers l'espace se transforment en sols dégelés (sombre) qui les
absorbent, contribuant au réchauffement. Ils pourraient en outre
déstocker du méthane (au pouvoir 56 fois plus réchauffant que le CO2).
La respiration des sols s'en trouverait affectée et ils pourraient se
mettre à émettre du CO2 plutôt qu'à le stocker.
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La fonte des glaces : si la couche de glace du Groenland fondait
intégralement, les océans s'élèveraient de sept mètres. Un seul mètre
supplémentaire noierait 17% du Bengladesh et menacerait des villes
côtières comme Londres ou New York.
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Le rôle des nuages : il reste à clarifier car ils peuvent amplifier ou
modérer le réchauffement selon leur taille et leur altitude.
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